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Rapport sur la 50e Conférence de la Commission sur le Statut des Femmes des Nations-Unies (CSW)

Cinquante ans de travail pour les femmes
Bichkek
La comission des Nations Unies sur le statut des femmes
 

Rapport sur la 50e Conférence de la Commission sur le Statut des Femmes des Nations-Unies (CSW)

Tsung Su

Cette année marque le cinquantième anniversaire de la mise en place  de la CSW des Nations-Unies . Les thèmes de cette séance comprennent  les sujets suivants :

  1. Une participation augmentée des femmes et  le développement d’un environnement  favorable  pour l’égalité des sexes, et le progrès des femmes,  y prenant  compte, interalia,  des domaines de l’éducation, de la santé et du travail.
  2. La participation égalitaire  des femmes et des hommes dans le processus de la prise de décision à tout niveau.  Cette conférence importante d’une demi-siècle a été marquée par quelques évaluations réflectives et par les Nations-Unies et par  les ONG.

Depuis que le Programme d’Action de Beijing (BPFA) soit initié en 1995, chaque année la CSW aussi bien que les ONGs font des évaluations pour l’implémentation des 12 domaines prépondérants  esquissés dans le Programme. Cette année la CSW a publié les Conclusions Agrées dans les Domaines Cruciaux  de Souci du Programme d’Action  de Beijing comme suit : Une basse participation des femmes  dans la prise de décisions. Manque de ressources humaines et financières. La persistance des stéréotypes sexuels qui influencent  le plan et l’implémentation des intérêts dans chaque domaine crucial. Malgré les défis et les obstacles en face, beaucoup a été accompli, sur un plan petit ou large.  Je présente un court exposé sur les domaines de souci.

  1. Les Femmes et la Paix : en 2000, la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur les Femmes, la Paix et la Sécurité,  affirme le rôle essentiel que jouent les femmes dans la reconstruction de la paix. Il faut noter que les gens civils comptent pour 70 pourcent des morts dans les conflits, dont la plupart sont les femmes et les enfants.  La violence pendant la guerre contre les femmes et les jeunes filles comme le viol et l’esclavage sexuel leur rend susceptibles aux grossesses forcées et aux maladies sexuelles y inclus le SIDA /HIV. L’ UNIFEM (Fond des Nations Unies pour le Développement des Femmes) a fait une contribution centrale pour aider les femmes à participer dans le processus de la paix partout dans le monde. Au Soudan, après une décennie de conflits civils, en 1999 les femmes ont joué  un rôle important  pour mettre fin aux hostilités inter-groupe au Soudan du sud. L’UNIFEM a collaboré avec le Conseil des Eglises du Soudan pour aider les femmes à participer dans la reconstruction régionale de la paix. En 2005 le Traite Compréhensif de la Paix  du Soudan a été signée sous le titre : « Les droits égaux pour les femmes et pour les hommes aux tous les droits civils et politiques. » En Afghanistan l’UNIFEM a contribué au développement constitutionnel en assurant la formation des délégués femmes, en aidant la Jirga Loya Afghane à assurer les droits des femmes dans la constitution nouvelle, et en aidant le développement de la nouvelle Ministère  des Affaires des Femmes, etcetera. Au Congo et en Rwanda l’UNIFEM a aidé les femmes à atteindre leurs droits dans les négociations pour la paix et dans la démobilisation. A Sierra Leone, avec la Commission de la Vérité et la Réconciliation   l’UNIFEM a aidé les femmes à adresser leurs plaintes dans la reprise après- conflit. Dans d’autres régions, comme l’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Georgie, l’UNIFEM a aidé les groupes féminins  à organiser le réseau national féminin de la paix,et à implémenter  la Résolution 1325.
  1. Le Trafic des Humains : le trafic transnational  de femmes et de filles dans la prostitution et l’esclavage sexuel est une des formes les plus insidieuses  de la violence  contre les femmes.(VAW. Second au trafic de drogues, c’est l’industrie criminelle la plus grande et encore la plus croissante. Chaque annee les activistes des droits humains et les ONGs des femmes font des exposes sur le trafic. Les plus effectifs et les plus actifs d’entre eux sont : La Coalition contre le Trafic des Femmes(CATW) et la Coalition MiraMed/Angel.Selon le CATW le trafic sexuel occasionne une revenue de 7 billions de dollars chaque année  pour les trafiquants ; Interpol estime une  somme sensationnelle  19 billions. Parmi les pays européens la Suède est unique dans ses lois abordant la prostitution et le trafic comme les pratiques de violence et de discrimination contre les femmes et les filles. Ces nouvelles lois ont baissé le trafic à destination de la Suède, lorsque ses pays voisins en ont subi un accroissement. 

La Coalition Institut Miramed /Ange confine son travail contre le trafic en Russie. Celui-la, établi en 1999 est un consortium de 55 ONGs en Russie  post-Soviétique avec le seul but de combattre le trafic.  Selon les Nations Unies et le Département d’Etat des Etats-Unis , il y avait plus de 500,0000 femmes et filles  russes trafiquées vers plus de 50 pays  dans le décennie précédente. Les pays destinations sont, mais pas uniquement : la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, et les pays Nordiques. La Coalition a établit  un centre de secours a Moscou, un réseau d’asiles assurés, et une ligne d’assistance internationale de langue russe. Elle entreprend aussi  des séances de formation sur le trafic pour la police, les médias, les directeurs élus ou les chefs de communauté, et d’autres ONGs. Avec le soutien du gouvernement russe, la Coalition et ses adhérents sont véritablement des Anges dédiés au travail noble de délivrance humain.  Le drame bien acclamé de télévision « Trafficking » qui a été montré aux Etats-Unis, était basé sur les histoires documentées fournies par la Coalition.

3. L’Egalité des Sexes et les Buts de Développement du Millenium(MGDs) . Les huit MDGs, adoptes pendant le Sommet Millenium 2000, a fait appel aux états membres d’éradiquer la pauvreté extrême et la faim ; d’atteindre à l’éducation primaire universelle, d’encourager l’égalité des sexes, et de donner pouvoir aux femmes,  d’amoindrir la mortalité enfantine,  d’améliorer la santé maternelle, de combattre le SIDA/HIV, le paludisme et d’autres maladies ; d’assurer un environnement  soutenable , et de développer des rapports globaux pour le développement. Le projet Millenium met l’accent sur le fait que l’égalité des sexes est centrale à la réalisation de tous les buts. L’UNIFEM est à présent engagé dans un projet de cinq pays pour implémenter les MDGs  pour le Programme de Développement des Nations-Unies (UNDP), comme modèles/références pour d’autres pays. , Au Cambodge, au Kenya, au Kirghizstan, au Maroc,   et au Pérou, tous des pays en voie de développement, quelques-uns uns déchirés par la guerre, l’UNIFEM/UNDP préconisaient  des moyens d’implémenter les MDGs, et des systèmes / polices sensibles aux différences des sexes. Un recensement général  des Buts selon le travail en cours à présent,  la date visée  de 2015 semble un petit peu hors de portée.

La volonté et les efforts  collectifs des Nations Unies et les ONGs de maîtriser  les problèmes des conditions humaines rappellent  quelquefois la tâche Sisypheenne de pousser un rocher jusqu’au sommet d’une montagne, et pourtant l’esprit humain, (surtout celui des activistes femmes courageuses), trouve toujours des moyens de garder l’espoir et l’optimisme.  Le 50/50 Leadership ONG encourage le leadership égale des femmes dans toutes les professions, à tous les niveaux partout dans le monde.  Ses rapports annuels de progrès. Ces rapports suscitent toujours des discussions animées. Pendant cet anniversaire de demi-siècle du CSW, les ONGs ont présenté une pétition signée aux Nations-Unies  pour considérer une femme pour le poste de Secrétaire –Général  prochain à la tête des Nations-Unies.

On ne peut s’empêcher de dire BRAVO !  à elles toutes ! 

CINQUANTE ANS DE TRAVAIL POUR LES FEMMES
par Lucina Kathmann (Centre San Migeul de Allende)

Le mouvement global des femmes est vigoureux, et toujours en train de se renforcer, même sans allèchements spéciaux comme à la Conférence Mondiale des Femmes a Beijing offerte par les Nations Unies.

La Commission sur le Statut des Femmes (CSW), l’organe des Nations Unies pour surveiller la condition des femmes partout dans le monde, s’est réuni cette année, pour la cinquantième fois, de 27 février ,le 10 mars au siège des Nations Unies à New York.
Le CSW n’est pas une commission très manifeste. Des réunions examinant la guerre attirent, automatiquement plus de journalistes. Pourtant la plupart des pays envoient volontairement des représentants spéciaux au CSW au lieu de recycler leurs employés réguliers des Nations Unies, et Kofi Annan a personnellement assisté aux réunions chaque année qu’il était en charge.

Officiellement la commission est composée de représentants de 45 pays, chaqu’un servant à son tour. Mais la CSW est spéciale parmi tous les organes des Nations Unies dans la manière dont elle accepte du soutien de toutes les organisations travaillant au niveau essentiel partout dans le monde. Cette année les délégués viennent d’un nombre étonnant d’organisations non-gouvernementales, 1300, afin d’aider et de soutenir les délégués officiels. Il y a quelque chose qui doit marcher, là !

Les sujets de cette année, choisis par des experts de tous les continents, pour les discussions en séance, aussi bien que pour les documents des effets, incluent la participation des femmes dans le développement, particulièrement dans l’éducation, la santé et le travail, et dans le processus de faire les décisions. On était assez d ‘accord sur ce qui constituera le bon usage. Le vrai problème, comme tout le monde l'accepte, c’est de faire fonctionner les bonnes idées d’une façon assurée dans nos pays.

A part les séances officielles, il y a toujours une profusion accablante des évènements fascinants de plus : des présentations par des groupes d’organisations non-gouvernementales de partout. J’ai appris cette année qu’une raison pour laquelle le but des NU de l’éducation primaire universelle pour les femmes n’a pas été touché, est que 92 pays continuent à imposer les frais de scolarité dans l’éducation primaire publique. Sur un ton plus positif, j’ai entendu parler d’une nouvelle loi dans le Norvège exigeant que les directeurs des compagnies privées doivent comprendre au moins quarante pour cent de femmes dans une courte durée, autrement la compagnie sera dissolue. A ma connaissance, c’est le premier effort légal exigeant l’égalité des sexes dans le domaine des affaires privées. Parmi des ONG s immenses et grandissantes avec plusieurs représentants aléatoires, Tsung Su et moi sommes apparues chaque matin à 9 heures à la séance d’agencement / de la constitution pendant une décennie. Je suis fière que l’IPWWC a établi une telle présence.

LA 48 EME SÉANCE DE LA COMISSION DES NATIONS UNIES SUR LE STATUT DES FEMMES

mars 1-12, 2004

rapportée par Lucina Kathmann (Centre San Miguel de Allende ) et Tsung Su (Centre américain)

Cette année les séances de la Commission sur le Statut des Femmes ont mis au point deux thèmes :
1. le rôle des hommes et des garçons dans la réalisation de l’égalité des sexes, et
2. la participation égale des femmes dans la prévention du conflit, régie et résolution, et dans la reconstruction de la paix d’après-guerre—les femmes dans les processus de la paix.
Les rapportages de Lucina Kathmann et Tsung Su, chacun inspirant, ne peuvent pas être reproduits ici en entiers, et sont légèrement édités dans les extraits suivants :

LUCINA : Background : L’année dernière la Commission n’a pas réussi à arriver à un consensus. Cette année les 900 représentants des ONG ( les plus nombreux jusque là, sauf pour Beijing + 5—l’année prochaine nous serons une horde) sont arrivés avec des stratagèmes destinés à éviter la répétition de l’obstruction politique de la séance de 2003 inspirée par le gouvernement des Etats-Unis .

Tsung Su et Lucina ont, toutes les deux, noté la présence des hommes, une vue rare dans les années précédentes ; plusieurs travaillent dans l’Afrique autours de la question du SIDA, mais plusieurs autres --de partout—sont entrain de relier des notions de sexe à toute sortes de questions. Quelques participants masculins d l’Afrique ont ouvertement discute de leurs expériences personnelles dans la compréhension des questions féminines et d’avoir à tenir tête aux biais traditionnels culturels.

TSUNG SU : plusieurs commissions, discussions et stages ont mis en relief le rôle crucial que jouent les hommes autant que les femmes dans l’obtention des droits humains et des droits sexuels. Des commissions sur la prostitution et la traite des femmes ont souligné le sentiment masculin de privilèges sexuels qui contribue au commerce sexuel des enfants filles dans les pays de l’Asie du sud-est avec les patrons occidentaux. Une note rafraîchissante : sous les lois suédoises, les clients de la prostitution légalement risquent la punition, pas les prostitués eux-mêmes. Le Protocole Optionnel des Nations Unies (2000) précise que la traite des personnes dans les buts sexuels est contre les lois et les conventions internationales. Les Nations Unies et les organisations non-gouvernementales ont accentué, au cours des années, l’importance de l’éradication des causes fondamentales de la violence contre les femmes : la pauvreté, l’ignorance, le sous-développement, la manque d'occasions dans la vie, et le conflit armé.

Une commission d’experts a discuté de la condition des soldats filles en Angola (outragées par les camarades), en Colombie, (les combattants enfants violés, tués, mutilés) au Sri Lanka et aux Philippines. Ils ont aussi fait mention des écoliers assujettis aux atrocités au Congo et au Sierra Leone, et des filles âgées de dix à douze ans disponibles librement pour les objectifs sexuels.

L’UNIFEM et d ‘ autres ONGs travaillent pour le progrès. Les initiatives comprennent : un programme intitulé « Equal Win »( Victoire Egale ») a été commencé en Malaysia pour éduquer et les hommes et les femmes dans l’égalité des sexes, les grandes personnalités locales prenant la parole sur les questions féminines ; les hommes impliqués à travers l’apprentissage de l’échange des rôles et de l’empathie, un programme de trois a sept jours adopté par les ONGs africains. Des zambiens, des kenyans, des éthiopiens, et les hommes des autres parties de l’Afrique ont formé une Conférence Ambulante pour engendrer la conscience contre la violence basée sur le sexe, et encourager les droits de femme.

Sur le plan international, le Statut de Rome(1998) du Tribunal International Criminel (International Criminal Court) qui reconnaît la violence sexuelle comme faisant partie d’une attaque répandue et systématique sur la population civile et qui constitue le « crime de génocide et le crime contre l’humanité ”. Des premiers 18 juges de l’ICC, sept sont femmes.

Concernant la promotion du rôle des femmes dans la construction de la paix, plusieurs ONGs (par exemple, Hague Appeal for Peace) croient qu’une culture de paix et de justice commence avec l’éducations des très petits , dans le « pouvoir molle » de la communication, de la négociation, et de pouvoir résoudre des conflits par des moyens non-violents.

LUCINA : L’accent était sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui exige comme loi internationale la participation des femmes dans toutes les phases du processus de paix. Des commissions officielles et des évènements mineurs montrent nettement que cela n’a pas été mis en place. La majorité des négociateurs ne connaissent rien de 1325. Typiquement, les forces anti-guerre sont pleines de femmes, mais lorsque la paix est travaillée derrière les portes fermées, les femmes sont laissées dehors, ou ont seulement une représentation symbolique. La manque de sûreté pendant la démobilisation, les dégâts et la corruption dans la suite du conflit indiquent la nécessité de candeur et de participation des femmes autant que des hommes.

TSUNG SU : Les femmes ont joué des rôles clefs dans la réconciliation et la reconstruction d‘après- conflit, en Timor, en Somalie, au Ruanda.

Un simulacre de procès intitulé « 1325 Sous Procès : Un Tribunal Enquérant l’Implémentation de la RCS des Nations Unies 1325, Soulignant le Rôle des Hommes » présentait des phrases de début par des « avocats » opposants et des témoignages et en défense et la critique par les témoins—représentants de l’UNIFEM ( Népal, Colombie, Suède, Etats-Unis, Irak). Les spectateurs ont donné un vote accablant à la partie plaignante –c’est à dire soutenant la contention que les Nations Unies et les états membres ONT ECHOUES dans l’implémentation vigoureuse de 1325 ---cependant, la résolution elle-même n’a jamais été fautée comme un instrument positif pour promouvoir les droits de femme et une puissance dans l’établissement de la paix.

LUCINA : Personnellement, j’ai trouve saisissant la mise au point sur le travail de la paix. Il y avait des stages sur la résolution du conflit, la santé mentale plusieurs années après, …et IL Y A EU du travail considérable sur la paix dans toutes ses phases, par exemple, la documentation des cas ou le conflit armé a été empêché, utilisant comme une technique importante les informatrices qui donnent des nouvelles sur les déplacements soudaines d’hommes ou l’assemblage/ l’amorçage d’armes.

J’ai pris la parole pour plaindre la participation lamentable des ONGs de l’Amérique Latine. Le problème est linguistique autant qu’économique- le problème que PEN a rencontré il y a quelques années—avec les délégués découragés par le fait qu’il pouvaient comprendre très peu de ce se disait pendant les délibérations.
(Des séances officielles jouissent de la traduction, mais ne font qu’une petite partie du travail de la conférence.) Apres ma plainte, les latins se sont rassemblés dans un groupe vibrant qui se réunissait tous les jours avec de merveilleux interlocuteurs et ont beaucoup fait pour rectifier le déséquilibre.

Personnellement faire des présentations et traduire pour un homme faible en anglais, envoyé par les sœurs Maryknoll, lui a fait encore prendre la parole, avec ma traduction, dans une commission –une intervention admirable sur la situation de santé mentale d’après guerre en El Salvador.

BICHKEK

Kyrgyzstan, Juin 2005

Dr. Judith Buckrich Ren Powell
Photos  

par Dr. Judith Buckrich,

Pendant le mois de juin cette année j'ai eu la chance d'assister à la première conférence d'Ecrivains Femmes de PEN a Bichkek, Kirghizstan. Vera Tokombaeva, Présidente de PEN Bichkek, m'a proposé cette réunion lors du Congres de PEN à Mexico City, où j'étais élue Présidente de la Comite PEN Internationale des Ecrivains Femmes(IPWWC)! Elle avait déjà un programme et un projet tout prêts et tout ce que je devais faire était de trouver des ressources et faire un peu de publicité. Nous nous sommes rencontrées encore une fois a Tromso, en Norvège, en 2004, et nous étions plus décidées que jamais sur notre projet. J'étais vraiment impressionnée par Vera, et les autres membres de IPWWC rassemblées au congrès, et résolue à faire passer l'évènement ˆla premièrede telles réunions des écrivains femmes qui habitent les pays où soutenir l'écriture est extrêmement difficile.

PEN International a trouvé les ressources pour payer le logement et le
voyage des femmes qui venaient des régions et les dépenses de la conférence.

Nous nous sommes rencontrées à Bichkek le 23 juin. Des femmes de
Kirghizstan, de Kazakhstan, de Turkmenistan et de l‚Uzbekistan, et cinq
femmes de Finlande, de Norvège, de la Suisse, et de l‚Australie, pour donner
leur appui à la réunion.

L‚article de Ren Powell nous donne une belle idée de la réunion et de

l‚endroit. Il suffit de dire que c‚était une occasion extraordinaire pour
les femmes des ŒStans‚ de discuter de leurs problèmes, d‚écouter aux ³uvres
des autres, et d‚apercevoir un peu de publicité et d‚intérêt dans leur
é criture et les difficultés de maintenir leurs vies d‚écrivains.

C‚était aussi une occasion formidable pour les femmes de se détendre, d‚être
logées et nourries dans un lieu excellent et d‚oublier leurs problèmes
quotidiens.

Pour moi, c‚était un moment déterminant, et je me suis décidée que de
telles réunions doivent être organisées pour les femmes sur le continent
africain pour précéder le congrès PEN préconisé pour octobre 2007.

En fait, les arrangements pour cette réunion ont déjà commencé.

Images de Bichkek et de la Conférence des Ecrivains Femmes de L’Asie Centrale
Juin 24-28, 2005

Par Ren Powell

Au marché, les vieilles dames s’asseyent avec des paniers de framboises. Un carton plein de poussins à vendre. Les journaux de Kirghiz et les romans brochés russes, les souliers en plastique, soutien-gorges en polyester, lanières et t-shirts faits en Chine. Pains ronds et gros canevas pleins d’epices. Une jeune femme en jeans lave des verres dans un sceau plein d’eau savonneuse. Sur une table à cartes près d’elle deux coolers d’un bleu vif plein de Tan et de Shoro. Ces coolers se trouvent partout sur les coins des rues de Bichkek, et Samat, une institutrice privée d’anglais qui a consenti d’être ma guide lorsque je me balade dans sa ville, insiste à m’acheter un verre de chacun. Le Shoro est une boisson visqueuse a base de graine que l’on peut acheter avec ou sans carbonation. Même sans carbonation l’orge fermentée cogne fort et amer. « Plein de vitamines, » dit Samat « Ca fait du bien, » Le Tan est fait de lait et il est censé guérir les maux de l’ivresse. Le même degré de fermentation. Je bois les deux en entier pour ne pas offenser, mais ellws me laissent avec l’impression d’être gonflé, comme après un repas trop copieux. Puisque le taux de chômage au Kirghizstan touche 51%, je me demande si ces boissons ne servent de repas pour beaucoup d’habitants.

Cinq jours est trop peu de temps pour pouvoir se faire une impression d’un pays et de son peuple ; il y a ce que je peux observer, et ce que l’on me raconte. Mais même les deux femmes qui habitent la même rue auront de différents regards sur leur culture, et la plupart de personnes n’importe où dans le monde, se contrediront dix fois entre midi et minuit s’ils devaient faire une observation sur leur pays. Cela dit :

A travers un objectif composé :

Vers la fin février, quand j’ai d’abord commencé à faire des projets de venir au Kirghizstan, assister à une conférence d’écrivains femmes, parrainée par PEN International , tout le monde me demandait « Où ? » Mais après le 24 mars, la meilleure partie de mes collègues ont entendu parler de ce pays pauvre, auparavant Soviétique, troublé. La Révolution du Printemps a fait de gros titres même en Norvège. Encouragés par les revolutions en Ukraine et en Georgie , des millions de personnes ont voyagées du sud du Kirghizstan à Bishkek à l’appui de Bakiyev dans son projet de mettre à bas le président Bakaev. Pas une seule balle tirée, mais le peuple affamé et sans–logis s’est émeuté : coups de poing, bâtons, et pierres. Les vitrines étaient fracassées, des boutiques saccagées. Même à présent, en juin, quelques fenêtres autour de la « Maison Blanche » kirghize ont des planchettes de contre-plaque. Selon Samat, la majorité des partisans de Bakiyev ont demeuré à Bishkek. Peut être ce sont les hommes que je vois partout dans les voitures stationnées à midi, endormis sur les sièges arrières ou accroupis sur le sol autour des Ladas et Moscovitches, fumant, causant. Notre taxi passe devant l’immeuble de la Direction des Terres, où les familles entières sont rassemblées sur la pelouse, attendant, espérant être donné un bout de terre. La grande majorité est probablement arrivée en mars, même si la migration intérieure s’augmente dans le pays depuis quelque temps maintenant.

Bichkek ,elle même une ville d’un million d’habitants, m’apparaît comme une enfant favorite , auparavant apprêtée de tresses et de rubans et aujourd’hui retournée à l’état sauvage : presque partout les jeunes bouleaux se répandent sans contrôle, et les mauvaises herbes percent le béton et l’asphalte . Sur la grande route menant à l’Aéroport Manas le bétail et les ânes errent de temps à autre à travers les quatre passages. Le pays a gagné son indépendance en 1991, ratifiant sa constitution en 1993. La lutte kirghize pour la stabilité économique et sociale n’a pas été facile et a la suite de la Révolution du Printemps plusieurs des programmes mis en opération par le President Akaev ont été abandonnés. Samat indique une des vieilles bibliothèques, aujourd’hui louée en tant qu’espace bureau.. De l’autre côté de la rue est l’édifice du Parlement en face du Musée Lénine. À l'inverse de plusieurs états anciennement soviétiques le peuple kirghiz n’a pas détruit les vieux monuments et Lénine semble se moquer de nous tous, son grand bras levé, indiquant les haies sauvages. Traversant la parque de la ville, une version miniature de Tivoli de Copenhague, et approchant la barrière derrière la Maison Blanche, on peut voir les hommes de garde dormir à l’ombre des arbres, les écouteurs iPod dans leurs oreilles. La square ombrageux a cote de la Maison Blanche est plein de tentes : vertes pour les militaires, bleu pour la police. Personne ne semble porter un fusil, mais ils sont prêts avec l’armement d’émeute, pour un autre soulèvement. Un jeune homme en uniforme quitte sa petite amie pour m’engueuler parce que j’ai pris une photo. Il veut savoir quel journal je représente. J’ai peur, prête à céder mon appareil photo, mais Samat rit, taquinant le soldat --pour s’amuser avec sa petite amie au lieu de travailler. Nous continuons à marcher.

Je demande à Samat de m’emmener à une librairie et elle choisit une qui appartient à la plus grande chaine du pays. Bien qu’on m’ait dit que les éditeurs ne sont que des imprimeurs, et tous les écrivains doivent payer eux-mêmes leurs publications et trouver des parrains, j’apprends maintenant que les écrivains doivent aussi s’occuper de la distribution. La librairie est pleine de publications russes et françaises. Un seul rang étale des livres par des écrivains nationaux. : environs deux douzaines de livres pris en consignation représentent tous les genres.

Le Kirghizstan a une population d'un petit peu plus de 5 millions d'habitants, avec deux langues officielles : Kirghize et russe. Le taux de personnes sachant lire et écrire est 96% pour les femmes et 99% pour les hommes. Il y a 11 années d'école obligatoire, et trois universités majeures. L'enregistrement universitaire pour les femmes est á 51%. Il existe pourtant trés peu de professeurs femmes. Quoi que soient les problèmes du pays : pauvreté, gestion agricole insuffisante, corruption, infrastructure écroulée, ce n'est pas un peuple non-éduqué

Ou son caillou est jeté

On nous a dit que c'est la première fois que tant d'écrivains femmes de cette région se rassemblent discuter des issues qui leur concernent précisément. La conference etait l'initiative de Vera Tokombaeva, une journaliste de Bichkek, qui s'est adressée à la Directrice de la Comite Internationale des Ecrivains Femmes , Judith Buckrich en 2003, et a demande si PEN pourrait donner son aide a organiser un tel évènement en Asie Centrale. Plusieurs d'entre les femmes participant à la conférence actuellement vivent et écrivent à Bichkek sans jamais qu'elles ont eu l'occasion de s'addresser la parole. Les autres femmes sont de Tadjikistan et de Kazakhstan . Elles veulent toutes discuter des difficultés de publication, la censure sociale qui résulte de l'inégalité des sexes, et elles veulent bien « networker . Je pense que c'est là que nous cinq femmes occidentales ont un rôle à jouer : Judith Buckrich de l'Australie ; Kristin Shneider, Suisse ; Kristiina Pystinen et Rita Dahl, Finlande; et moi-même, Norvège. Notre rôle ici n'est pas d'enseigner ni de guider, mais d'eapprendre et d'établir des relations professionnelles avec nos collègues d'Asie Centrale.

La conférence commence dans un auditorium au Musée des Arts avec une conférence de presse et trois films courts : un documentaire en noir et blanc sur la Révolution du Printemps, intitulé Crash Down from the Seventh Floor (Tomber du Septième Etage); l'histoire calme et scénique d'un jeune couple rurale, et les circonstances entourant la naissance de leur premier enfant, Tunguch (premier né) ; et un documentaire controversable sur l'Enlèvement des Mariées, mise en scène par Petr Lom. Le lendemain, le jour le plus intensif de la conférence, ce documentaire se trouve fréquemment sujet de discussion.

Peut-être l'aspect le plus étonnant de la conférence est l'ambivalence exprimée par ces écrivains vis a vis leurs rôles de femmes créatrices dans leur société. On ne discute point du féminisme comme théorie, et toute enquête dans cette direction aboutit dans un embrouillement général. Les intérêts de ces femmes sont pratiques, urgents et souvent paradoxales.

C’est clair que les femmes, les femmes mariées sont, dans cette culture, subjuguées par leurs maris. Un proverbe Kirghiz dit qu’une femme demeure où est jeté son pierre. Comme démontré dans le documentaire, l’enlèvement des mariées est une tradition qui existe depuis très longtemps. Bien que depuis 1994 ce soit déclaré illégale, cela continue à être une coutume assez commune, soient arrangée par des familles ou des enlèvements presque arbitraires. Quelques femmes disent qu’a ce moment, il est de première importance de seulement faire connaître que c ‘est un emploi illégal. Techniquement, la personne qui enlève une femme peut être emprisonnée pendant 5 ans. Cependant, les autorités interviennent seulement lorsqu’une plainte officielle est faite par les parents de la mariée.

Traditionnellement le marié choisi sa future épouse et a l’aide des relations males, l’enlève et l’amène chez ses parents. A ce moment la les relations femmes prennent le devant, avec persuasions et menaces et malédictions si elle refuse le garçon ! Une fois la fille a traverse le seuil, son destin est décidé. Soit elle y reste, portant la voile blanche de mariage, buvant du calice nuptial, soit elle s’en va, maudite, sa vertu désormais en question, ses espérances pour un mariage respectable détruites. Chantage social. Tandis que ce film documentaire a été montre par le BBC, il a été interdit par la télévision kirghiz.

Une des femmes a la conférence,Svetlana Suslova ,poète, dit qu’elle est gênée par la projection de ce documentaire a la conférence, croyant qu’il projette le peuple kirghiz comme étant arriéré et ignorant , et ne représente pas correctement la femme kirghiz moderne. Pourtant deux d’entre les femmes commencent a partager leurs expériences d’avoir été enlevées : l’une a refusé le mariage et elle est maintenant mère célibataire, l’autre dit qu’elle est sortait avec son petit ami depuis deux ans quand il l’a amenée chez son frère ou sa famille lui a dit qu’ils voulaient qu’elle reste. La première dame explique qu’elle a connu le garçon un petit peu, lui a regarde dans les yeux, mais elle n’était pas prête à se marier. Je pense à la tradition anglaise d’un homme s’agenouillant devant un e femme et inopinément faisant une proposition de mariage. Il ne faut pas aller jusqu’au bout pour voir que cette tradition met la femme dans une position passive, ou l’on attend pas d’elle une poursuite active d’un partenaire, mais elle doit attendre que l’homme fait une offre, qu’elle peut soit accepter soit refuser. Aujourd’hui cette sorte de proposition est peut être plutôt symbolique, faite après des discussions et avec une entente réciproque que l’alliance a été tacitement ou même formellement acceptée. Cependant l’enlèvement de cette dernière aussi était symbolique. Les traditions locales sont rarement aussi prodigieuses qu’elles n’apparaissent au premier abord.

Au Kirghizstan, une femme exerce son pouvoir et influence à travers la maternité. Une femme déclare fièrement, « C’est la responsabilité de la femme nourrir l’âme de l’enfant . » Asija Baigogina de Kazakhstan, va jusqu’à dire que les enfants des femmes écrivains font preuve d’une intelligence supérieure à celle des autres enfants. Dans toute la discussion sur les hommes qui voient femmes écrivains comme une menace a leur position, aucune femme n’a exprimé le désir de voir les hommes prendre un rôle plus important dans la puériculture ou la vie ménagère. Autrement dit, ces femmes ne semblaient pas empressées de céder les pouvoirs qu’elles exerçaient dans les relations familiales. La maternité semble être une certitude non prononcée de ce que dont on parle comme « la Vie Féminine ”. Les questions posées par les membres visiteurs du PEN sur la possibilité de s’identifier au rôle de la femme indépendante, non-lié au rôle de femme et de mère, aussi semblent créer une confusion.( Il faut accepter que la confusion puisse aussi être due aux problèmes de traduction. Pourtant lorsqu’on parlait d’une femme qui se présentait pour président, une de ses partisanes a dit qu’elle n’était pas une femme dans le sens ordinaire : elle était veuve.

Le Féminin versus le Créatif

La phrase qui se présente de façon répétitive dans la traduction est : « la vie féminine » qui indique le ménage, la puériculture, et d’autres responsabilités familiales. Celle-la est dressée contre ce qu’on appelle « la vie créative »--écrire la poésie, la prose, être journaliste, etc. . Il semble que ces femmes évaluent leur féminité en termes de leurs devoirs traditionnels, et leurs démangeaisons créatives comme soit neutres soit masculins. Quand moi, assez gauchement, ai tenté de demander si aucune d’entre elles ne voyait leur écriture comme ayant la même source de pouvoir créatif que la maternité, tout le monde s’est tut. La traductrice me demande de clarifier : est-ce que je veux dire que mon écriture a pour source ma libido ? Je décide de ne plus en parler, mais seulement d’écouter.

Un Plafond de Verre qui s’appelle Nancy Drew

Juste avant de venir à Bichkek, j’ai assiste au Congrès de PEN en Slovénie. Un après-midi j’ai rencontré un homme qui assistait à une autre conférence dans le même hôtel. C’était un philosophe morale, enseignant à l’Université de Florida. J’ai expliqué que j’étais avec la comite des écrivains femmes de PEN, une organisation qui travaillait pour la liberté d’expression et pour l’éducation. Le lendemain, au petit déjeuner, ce philosophe demande à ma collègue si elle aussi était la pour la convention des écrivains des romans d’amour. Je voulais lui jeter un livre sur la tête, un livre gros, comme Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, mais je ne dirais pas que j’étais surprise. Donc je ne suis surprise non plus d ‘apprendre que les femmes au Kirghizstan ont le droit d’écrire impunément les romans légers d ‘amour et les romans policiers. Pourvue qu’il n’y ait pas de sexe dans leurs romans d’amour.

Ecrire sur les relations sexuelles met en question la vertu de l’auteur femme. Des femmes mariées qui parlent du désir sexuel dans leurs œuvres, sont accusées d’avoir eu des aventures. A la conférence de Bichkek, Svetlana Suslova ne plaisante pas quand elle dit que les femmes poètes doivent ne jamais se marier. Elle affirme que plusieurs femmes poètes douées n’ont rien produit de bon après le mariage. Les femmes discutent de comment elles doivent se censurer par peur d’être divorcées ou d’être répudiées par leurs enfants. Si je ne me suis pas engagée à rester silencieuse, je leur aurais assuré que ce n’était pas un phénomène kirghize ou de l’Asie centrale. Peut être ce n’est même pas une question de sexe. J’accepte, cependant que les risques de déclarer cette sorte d’indépendance sont beaucoup plus graves pour ces femmes-là que pour moi, ou pour mes collègues en Europe, avec plus de possibilités économiques, de mobilité sociale, et moins de tabous véritables.

« Jugement par de Loups »

Dans plusieurs sens, « réseau d’appui » est un terme péjoratif. Les connotations sont « new age ”, « pop psych » et possiblement spécifique au sexe et condescendantes. Pourtant quand la modératrice nous partage en groupes de travail afin de discuter quelles mesures doivent être adoptées dans l’avenir pour aider les écrivains femmes dans l ‘Asie Centrale, c’est un « réseau d’appui » auquel je pense. Tant d’entre ces femmes écrivent dans une relative isolation .

Les femmes Kirghizes decrivent les contraintes sociales immenses, le « jugement par des loups » qu’elles subissent de leurs communautés si elles essayent d’écrire sur la politique, ou d’autres sujets « sérieux ”. En Norvège, on dit que les femmes sont les pires ennemis des femmes ; selon Irina Kozlinskaja seulement 10% des femmes kirghizes croient que les femmes doivent utiliser les moyens politiques pour améliorer leur situation. Dans cette salle même, nous avons une ampleur d’opinions : une femme dit, « Nous devons attendre pour agir. Ca, c ‘est le temps de discuter » ; la suivante dit que selon ses sources, plus de 90% des femmes sont physiquement ou mentalement agressées par leurs maris, et que les jeunes femmes se suicident a cause des censures sociales. Encore une autre défend la censure des livres scolaires quand il faut enseigner aux adolescents l’anatomie reproductive. Irina Kozlinskaja dit qu’il faut d’abord déterminer si les femmes veulent réellement l’égalité des sexes. Qu’est-ce que l’égalité des sexes, je me demande. Qu’est-ce qu’elle représentera pour elles ? Et quelles sont les aspirations de ces femmes pour elles-mêmes en tant qu’écrivains ?

Il me semble que pour quelques-unes, la pelouse de l’autre cote n’est pas seulement plus verte, elle est émeraude, jade, de notre côté de la division orientale/occidentale. Une femme qui disait combien il serait facile de publier en Europe, une fois qu’elles avaient des traductions de leurs œuvres en anglais, en allemand ou en français. Oui, nos possibilités de publier sont beaucoup plus nombreuses, mais même pour nous ce n’est pas facile. Et l’intérêt dans les traductions ne s’accroît vraiment pas dans les marchés européens ou américains. On aurait besoin de beaucoup plus de discussion pour pouvoir formuler des attentes plus réalistes.

Dans les conditions où très peu d’entre ces femmes ont un accès sûr à l’internet, leurs buts semblent ambitieux : organiser des expos de livres, faire les couloirs politiques, avoir des discussions télévisées table-rond, programmes d’ordinateurs basés sur la littérature pour les enfants, etc. Mais en regardant ces femmes et en leur écoutant, je n’ai pas de doute qu’elles puissent accomplir tout ce qu’elles veulent collectivement. Le plus grand obstacle pourrait être d’établir une communauté, trouver une espace, et une méthode de communication productive.. Nous, les membres visiteurs de PEN sont d’accord que nous ne sommes pas la pour faire des promesses extravagantes, mais nous pouvons les aider en partageant l’information sur le listservs des ordinateurs, et des solutions pareilles, des venues de publication, comme WordsWithoutBorders.org , et en leur offrant la solidarité et l’appui moral.

Un Panorama

Ma dernière nuit a Bichkek, Samat me dit que son étudiant et son ami Sergei voudrait nous montrer la ville en voiture. Nous ne devrions pas payer le taxi. Son ami voulait seulement rencontrer des étrangers. C’était tout de suite apparent que Sergei est assez riche, lorsqu’il arrive dans sa grande Mitsubishi noire. Sergei parle russe certainement avec éloquence, mais il parle laborieusement anglais. Et parce que mon russe est limité à « Bonjour ! » et « merci », la conversation est difficile. J’apprends que Sergei est Moldavien , émigré avec sa famille a l’age de 13 ans. Il est ce qu’on appelle une « navette », quelqu’un qui voyage régulièrement aux Emirats Arabes Unis acheter des marchandises(sans taxes) et les apporter vendre chez eux. On nous a dit qu’a la suite de l’écroulement de l’Union Soviétique , les hommes étaient trop découragés pour travailler, et beaucoup de femmes ont entretenu leurs familles en tant que « navettes ». Sergie a deux hôtels, et plusieurs boutiques, qui ont tous étaient pillés le 24 mars. Il était aux Emirats lorsqu’il a su qu’il y avait des émeutes. L’aéroport a été fermé et il n’avait aucun moyen de revenir chez lui pendant plusieurs jours. Il sourit. Tout se passe bien, maintenant, oui. « Vous êtes écrivain ? » Il dit. Il veut savoir si j’écris des romans policiers.

Nous cinq allons dîner : Sergei, Samat, la Présidente de la Comite des Ecrivains Femmes, Judith Buckrich, Kristin Schnider de PEN suisse-allemand, et moi. Un petit café des étudiants, cinq sortes de salade et shiche kebabs. MTV joue silencieusement dans un coin de la salle. Judith et Kristin on beaucoup voyagé, mais je leur dis que c’est aussi loin que possible du chemin que je connais ; je n’ai jamais été dans une ville sans un pub irlandais. « Ah, » dit Samat, « Vous voulez aller au pub irlandais ? On peut vous amener là. ”. Au lieu de ça Sergei nous conduit à un point de surveillance près d’un restaurant appelé Le Panorama. Il veut nous montrer, de là-bas, Bichkek dans la nuit. La guide dit que Bichkek et le nom d’une beurrière mais Samat dit que cela veut aussi dire berceau. Il parle avec optimisme de son pays, et il déclare qu’il a rarement vu des femmes enceintes auparavant, mais aujourd’hui même il en a vu quatre. Il pense que cela veut dire que les gens ont de l’espoir. Non seulement la féministe en moi réagit, mais je me souviens de ce que Leila Kerova a dit concernant les cadavres des enfants qui se trouvent de plus en plus dans la ville. J’espère que Samat ait raison.

Sergei a apporté de la bière, du vin et du poisson desséché, qu’il débarrasse habilement des yeux et des entrailles, avant de nous les donner à manger. Le soleil s’est déjà couché, mais nous regardons la lumière s’évanouir, et prendre sa place les étoiles, les néons et les lampes électriques des casinos et des discothèques. Il y a des douzaines des voitures stationnées ici. Quatre jeunes dans une auto à côté jouent sur une table à jeu sur le siège arrière. Une famille emballe son panier pique-nique. Un couple est assis sur le garde-corps de béton, les bras enlacés. Un petit feu brûle au bord de la ville. Le rendez-vous des amants de Bishkek, je plaisante. « Oui, » Sergei rit. « J’ai seulement une femme, lorsqu’on me permet trois. Je vous ai enlevées, vous toutes. » Puisque moi, je suis mariée, avec deux enfants, et mes deux compagnons sont célibataires, je suis sur qu’il parle d’elles !! Lorsque nous montons dans la voiture de Sergei, les jeunes dans la voiture d’à côté s’arrêtent de jouer, et la lumière s’éteint pour qu’ils puissent s’embrasser relativement en paix. C’est vraiment le même partout.

Minutes de la Réunion de Berlin, mai 2006